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Les sites remarquables de Saché
avec un peu d'histoirE

 
  • L'église : C'est un magnifique édifice roman du XIIe et du XIIIe siècles, agrandi au XVIe siècle et restauré à la fin du XIXe.

Il est composé d'une nef principale à quatre travées. Les deux premières sont du XIIIème siècle, la troisième et la quatrième travées sont celles de l'édifice du XIIème siècle avec leurs voûtes de style angevin sur croisées d'ogive. L'abside est du XIIIème siècle. Elle est à trois pans, ajourés chacun d'une fenêtre en lancette. Elle est voûtée sur cinq branches d'ogives.
Le porche en charpente est accolé à la façade ouest laquelle est percée d'un oculus rayonnant.
Les quatre faces du clocher, carré, également de style roman, sont ajourées à l'étage du beffroi, de deux baies en tiers-point.
Au XVIème siècle, furent construites la nef secondaire côté nord et une chapelle seigneuriale côté sud. La nef secondaire est à quatre travées (voûtées sur ogives) comme la nef principale à laquelle elle a été reliée par quatre grandes arcades en tiers-points. La chapelle seigneuriale, propriété jusqu'en 2008, de la famille Métadier, vient d'être léguée à la commune de Saché.

  • Trois hauts lieux de culture à Saché :

    Le Musée Balzac - Château de Saché : Construit sur les fondations d'une place forte du XIIe siècle de laquelle subsistent une tour cylindrique et une partie des douves à sec, le château de Saché est un beau manoir de la Renaissance française. Agrandi d'une aile au XVIIe puis d'une seconde au XVIIIe siècle, l'ensemble de ses intérieurs fut aménagé au XIXe siècle par son propriétaire Jean de Margonne, selon le style de l'époque.
    Honoré de Balzac y séjourna à plusieurs reprises de 1825 à 1848. Il y trouva son inspiration pour plusieurs de ses grands romans et le calme pour leur écriture :  Le Lys dans la Vallée d'abord mais aussi, parmi les autres romans de La Comédie Humaine, Le Père Goriot, César Birotteau, Louis Lambert, en particulier.
    Balzac, de la fenêtre de sa chambre, aperçoit son « vallon solitaire » comme il l'appelle. Il revoit les belles années de sa jeunesse et écrit le Lys dans la Vallée, son plus beau roman d'amour en hommage à l'amour de sa jeunesse que fut Laure de Berny.
    Au mois de juin 1848, Balzac revenu à Saché, écrit à Mme Hanska et lui conte son séjour à Saché.
    La famille Métadier devint propriétaire du château en 1922. Elle l'aménage par la suite en un musée dédié à Balzac. Des centaines de pièces sont alors rassemblées. En 1951, le musée est inauguré par le président de l'Académie Française, Georges Duhamel. Monsieur Paul Métadier en devient le conservateur. En 1958, il fait don du château au Conseil Général d'Indre-et-Loire qui en devient propriétaire.

    En savoir plus : www.musee-balzac.fr

    Les sites d'Alexandre Calder : C'est grâce à Jacques et Jean Davidson, les deux fils du sculpteur Jo Davidson, qu'Alexandre Calder découvre le village de Saché. Il est invité plusieurs fois au manoir de Bécheron. Il y séjournera même une partie de l'été 1953.
    Il décide donc d'habiter à Saché. Il achète à Jean Davidson la Maison François 1er, située au pied du coteau à La Basse-Chevrière où il installe sa résidence et son atelier. Il achète également la petite maison qui est en face et qui deviendra La Gouacherie. Ces lieux n'ont pratiquement pas changé.
    Mais trop à l'étroit, manquant de lumière, il fit construire en 1963 un atelier sur le coteau exposé au sud, en position dominante, au Haut Carroi, puis à proximité une maison et une serre en 1966.
    C'est dans cet atelier qu'il va sculpter ses principales œuvres : 1963 : Les 3 ailes – 1965 : Le Guichet – 1966 : Crossed Blad – 1967 : Man – 1968 : La grande vitesse – 1969 : La Croix du Sud – 1970 : Indiana Redskin – 1974 : Cheval Rouge et 1975 : Araignée Rouge.
    En 1988, l'Atelier Calder a été mis à la disposition de l'Etat Français par les héritiers de Calder afin que des artistes français et étrangers puissent venir y travailler. Le vaste bâtiment et la maison attenante offrent des conditions exceptionnelles aux résidents. La vaste esplanade située devant l'atelier permet le travail en extérieur et aussi le déchargement de matériel et matériaux divers nécessaires aux artistes.
    Le site Calder de Saché est devenu un lieu important de la naissance et du développement de projets dans le domaine des arts plastiques. Le choix des artistes est fait par le conseil d'administration après consultation d'un comité artistique.

    Le château de Valesne ( XVe – XVIIIe et XXèmes siècles ) est situé sur la rive gauche de la vallée de l'Indre qu'il surplombe. Le domaine est adossé à une forêt au sud. Le château est entouré d'un jardin à la française et d'un parc paysager créé en 1920 par le paysagiste Louis Decorges. Un escalier d'eau descend du bois vers le château. Il coule de bassin en bassin au nombre de six, jusqu'à une large vasque.
    Il a été construit sur un ancien fief qui au XIVème siècle appartenait à Guillaume de Sainte Maure. Les ressources de ce fief à cette époque : métaieries, vignes, près et bois.
    Le château est composé d'un bâtiment central et de deux ailes à l'est et à l'ouest. Jadis propriété des Rousselé, le château est acheté par la famille Métadier au début du XXème siècle. La restauration est poursuivie dans le style gothique qu'illustrent les lucarnes.
    Dans le roman de Balzac – « Le Lys dans la Vallée » – le château prend le nom de Château Frapesle, demeure de Mme Durand de Chessel.
    Valesne appartient maintenant à la Fondation « Art et Paix » créée en 2006 par le Père Eugène Merlet, capucin et musicien. Elle poursuit pour tous les arts l'action menée dans le domaine musical par Pro Musicis, première association fondée par le Père Merlet en 1965.
    C'est Madame Jacqueline Massy-Métadier, qui en avait hérité de sa famille, qui en a fait don à l'association car elle souhaitait que Valesne soit consacré à la musique classique et à tous les arts. Valesne est ainsi devenu un centre international de rencontres d'artistes et un lieu de réflexion sur l'inspiration artistique.
    Valesne représente désormais le troisième haut lieu de la culture à Saché.

  • Châteaux et manoirs :

    Le Château de La Chevrière : Situé au fait du coteau ensoleillé de la rive droite, dominant la vallée de l'Indre, l'endroit est connu sous ce nom depuis le XIIIème siècle.
    Construit aux XVe et XIXème siècles, le château est entouré d'un parc créé au début du XXème siècle par le paysagiste Louis Decorges. Il est consttué de deux bâtiments disposés en équerre avec à l'angle de l'un, un haut pavillon construit au XIXème siècle.
    Très beau portail d'entrée construit au XVIIème qu'enserrent deux jolis pavillons à comble élevé. Porte en plein cintre et deux lanternons à dôme. 
    Haut lieu du «Lys dans la Vallée», Balzac imagine que Mme de Mortsauf habite La Chevrière.

    Le manoir du Boulay ( XVe et XIXèmes siècles ). Blotti dans la petite vallée du ruisseau de Villaines, il comporte deux parties paralléles avec une tour en saillie sur la façade méridionale. Il a été très restauré au XIXème siècle.

    Le manoir de Bécheron ( XVIe – XVIIIe- XIXe et XXèmes siècles ) ; Situé à mi-côte , à l'entrée ouest de La Sablonnière, Bécheron devient célèbre en 1925 lorsqu'il est acheté par le sculpteur américain Jo Davidson. Il aménage cette vieille demeure et transforme l'immense grange en atelier tout en gardant sa belle charpente. Jo Davidson y séjourna jusqu'à sa mort en 1952. Son fils ainé Jacques y habita de 1953 à 1972.
    Le 9 avril 2011, une plaque commémorant la présence en ces lieux du sculpteur Jo Davidson a été posée sur le portail d'entrée du manoir. A remarquer une très belle tour ronde en façade.

  • « Maisons  inscrites »  au registre des monuments historiques ( 23 août 1943 ):

    La maison presbytérale, c'est la maison de Monsieur Métadier, rue du Château. Très belle demeure des XVe et XVIème siècle composée d'un corps de logis central avec des chaînes d'angle en pierre de taille.

    Les maisons des 8,10 et 12 , rue Principale, à pans de bois, brique et tuffeau forment une succession de plusieurs demeures à colombage et torchis. Elles représentent ce qu'il reste de l'ancien abbaye qui avait été construite au XVIe siècle entre le château et l'église. Au N° 8, l'«Auberge du XIIème siècle», grande table gastronomique, de réputation internationale. Dans la première salle de restaurant, un magnifique manteau de cheminée du XVIIe siècle.

    L'ancien prieuré, des XV et XVIIème siècle, au 5, rue Principale. Cette maison à hauts pignons fut un prieuré de femmes dépendant de l'abbaye de Beaumont-les-Tours jusqu'en 1752, année d'un terrible ouragan qui fit tomber le clocher sur la nef de l'église et priva les soeurs de leur lieu de recueillement.

  • Quelques lieux-dits qui « parlent » :
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      La Tillière : C'est le lieu des tilleuls , arbre très fréquent en Touraine , comme Theillé à Saint-Epain ou Thilloire à Bossé.

      Le Doigt Neuf : Le lieu est cité sous la forme Doe en 1119, les doitgs en 1629, Doué en 1774. En ancien français, le mot doit ou duit signifie conduit ou gouttière et aussi canal et eau courante.

      La Tachellerie doit son origine à la famille Tachel.

      Les Loges : Au Moyen-Age, la loge est une cabane de branchage mais le mot désignait aussi bien souvent des hameaux créés dans des terrains boisés défrichés ou essartages.

      La Neuraie : ou noyeraie ou noieraie, lieu où il y avait beaucoup de noyers.

      La Croix Percée : La croix a disparu mais le nom évoquait un simple jalon en limite de deux communes sur la route de Villaines-les-Rochers.

      La Baudraie : Les patois du centre de la France évoquaient baudrer, crotter, endroit boueux.

      Les Aulnays : désigne bien évidemment le lieu des aulnes, l'arbre qui aime les lieux humides, les marais, les bords de rivières.

      Les Barres : Plusieurs sens en ancien français, perche, barrière. Se traduit souvent en maison entourée d'une clôture. On évoque aussi le droit de barre ou droit d'entrée ou de circulation perçu pour permettre l'entretien des ponts et des routes.

      La Sablonnière : C'est bien entendu le lieu dit du sable. Une carrière de sable quartzeux ocres y était exploitée.

      Le Carroi :  Le mot carroi a désigné le carrefour de chemins qui étaient parfois élargis pour conduire paître les animaux.

      Bordebure : Le domaine de Bordebure est connu depuis 1289. C'est un nom d'origine médiévale : avec borde « métairie » et bure qui signifie rouge. Fait penser à Maisons Rouges. Historiquement il y aurait une relation avec les voies de communication anciennes.

 
 
   
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